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QUELLE  PREPARATON  FAUT-IL  FAIRE  AVANT  D’ETRE  TRAITE  POUR  LE  CANCER  DE  LA  PROSTATE ?

Lorsque vous apprenez que vous êtes atteints par le cancer de la prostate, il y a des choses que vous pouvez faire pour vous préparer avant d’être traité : des changements pour améliorer votre santé et pour augmenter vos chances d’obtenir un meilleur résultat.

1.      Même si vous êtes traités dans l’immédiat, il est très important de bien manger pour être dans le meilleur état de santé possible. Le simple fait de bien se nourrir est la meilleure médecine pour affronter la maladie. De plus, il faut boire beaucoup de liquide (1 1/2 à 2 litres par jour). Et n’oubliez pas un fortifiant tel que le « lait de poule » ou « eggnog ».

Vérifiez si votre régime est sain ; sinon changez-le. Dans ce cas, il est préférable de consulter votre médecin traitant ou une nutritionniste. Si vous fumez, arrêtez ; si vous buvez trop d’alcool, essayez de boire plus modestement ou plus du tout.

2.      Il vous est conseillé d’être actif. Vous pouvez commencer par un programme d’exercices isométriques ou d’assouplissement. Rien n’est mieux que de marcher une heure par jour ou de nager.

3.      Si vous ne dormez pas bien ou pas suffisamment, faites de petites siestes et réservez 7 à 8 heures de sommeil par nuit. Le jus d’orange est à boire seulement le matin, pas de café ou de thé l’après-midi ou le soir.

4.      Si vous êtes stressés, essayez de réduire les raisons de votre stress dans les limites du possible.

Parlez avec votre médecin traitant de ces changements avant de les mettre en pratique. Sinon il y a danger de déséquilibrer votre corps avant le traitement

Avec l’accord de votre équipe médicale, consultez un physiothérapeute spécialisé pour une série d’exercices afin de renforcer votre capacité de continence (des exercices pour votre muscle « le sphincter », mesurés par un ordinateur (ou « Bio Feedback »).

La plupart des cancers de la prostate sont découverts suite à deux examens simples : le toucher rectal et le dosage d’une protéine dans le sang, le PSA. Cependant ces deux examens révèlent le plus souvent une maladie bénigne de la prostate comme par exemple des problèmes urinaires.

60% des cancers de la prostate découverts à Genève sont « précoces » et traitables avec une bonne chance de guérison. Certains cas sont découverts à cause des symptômes, en particulier les cas de cancers avancés. Ils représentent 40% des cas découverts à Genève et ils sont plus difficiles à traiter.

Pendant que vous et vos proches essayez de surmonter le choc de l’annonce du cancer de la prostate, il est important de vous informer sur cette maladie, sur le choix des traitements, leurs effets secondaires et la qualité de vie que vous pourrez espérer après le traitement. Consultez des livres, l’internet et la bibliothèque de la Faculté de Médecine au CMU. Pendant cette période, le patient peut réagir et prendre ses responsabilités pour les décisions concernant la gestion de sa maladie. En d’autres termes, c’est « l’empowerment » du patient.

Après le dépistage de la maladie, le patient essaie d’obtenir le consensus de son équipe médicale sur le diagnostic pour lui permettre de décider quel est le meilleur traitement à suivre. Il consultera un urologue, un radiothérapeute et si nécessaire un oncologue. Le consensus entre médecins est rare car le plus souvent chaque catégorie de médecins travaille séparément sans prendre l’avis d’un confrère. C’est au patient de consulter chaque spécialiste l’un après l’autre.

Il n’y a pas de protocole commun pour le traitement de ce cancer. Il n’est pas prudent de se laisser traiter rapidement par le premier médecin consulté. Deux opinions valent mieux qu’une seule. Il est préférable de prendre votre temps pour examiner les risques et les avantages des différents traitements à disposition pour mieux évaluer quelles pourront être leurs conséquences sur votre qualité de vie après le traitement. Avant que le patient et ses proches ne prennent une décision, le patient doit avoir été examiné à fond par les spécialistes.

C’est par une biopsie que votre équipe médicale peut confirmer la présence ou non d’un cancer et son agressivité mesurée par un barème nommé « Gleason » (c’est le grade du cancer).

La grandeur et l’endroit où se trouve le cancer (soit le stade du cancer) sont en partie vérifiés par le « scan » IRM ou la RESONANCE MAGNETIQUE. Pour plus de précaution le patient est examiné par un autre « scan » la SCINTIGRAPHIE osseuse qui indique la présence ou non de métastases dans le squelette.

Le choix des traitements est varié : attendre et observer ; la prostatectomie par voie ouverte ou par laparoscopie ; la radiation interne par haut dosage ou par des grains radioactifs (brachythérapie) ; la radiothérapie externe (conformationnelle) ; l’hormonothérapie sous la direction d’un oncologue et, finalement, la chimiothérapie. Il y a des traitements moins invasifs pour les cancers « précoces » comme l’ablatherm. La résection par l’urètre est employée pour libérer l’urètre de la constriction. Dans ce dernier cas, il ne s’agit pas d’un cancer, mais d’une grosse prostate ou d’hyperplasie de la prostate.

En cas d’opinions divergentes entre vos médecins, il est préférable de reconsidérer votre décision jusqu’à ce que vous soyez convaincus de votre choix. De toute façon, il est sage de consulter encore un autre médecin, hors de votre équipe médicale, pour obtenir une deuxième opinion. Si vous avez des questions qui ne sont pas résolues, n’hésitez pas à chercher une troisième ou une quatrième opinion. En dernier lieu, vous pouvez consulter un psychologue  pour vous aider à mettre vos pensées en ordre et savoir où vous en êtes. Il est important de prendre votre temps. Après tout, la vie en question, c’est la vôtre !

L’Association PROSCA est à votre service. Ses 150 membres sont des hommes et des femmes qui ont été confrontés à cette maladie. Leur expérience pratique est riche et ils sont prêts à répondre à vos questions. Un membre de notre Comité est à votre disposition pour vous rencontrer si vous le souhaitez.

E-mail :           

Adresse :            PROSCA, Case postale 6550, CH-1211 Genève 6

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  Dernière modification: 23 avril 2007